02/07/2011


Vers l’an 1000, au petit matin, Lady Godiva se promène nue sur son beau cheval blanc. Caché sous un porche, un homme la voit passer. Le spectacle est de courte durée car Tom le voyeur (« Peeping Tom ») est arrêté puis torturé, les paupières et les pupilles brûlées. L’aveuglement est le prix à payer quand on voit ce qui ne doit pas être vu. Peeping Tom en court le risque, et affronte l’invisible bille en tête.

Entre cauchemar et rêve éveillé, Peeping Tom est un essai littéraire de fictions et non fictions, avec en guest star : Schopenhauer et Hegel, Mandrake et son double, le Christ et Piero della Francesca, des castors et des toons, des créatures célestes ou stellaires, animales et extraterrestres, des muses pornographiques, saint Sournois et sainte Nitouche ; de la lumière et des ténèbres.




 Ce qu’en dit la critique  


"On lit Mercuri comme on subirait sous hypnose les illusions d’un magicien. Ce sont plaisir, stupéfaction, amusement et sidération mêlés à voir quelques fragments de notre apparente réalité factuelle entrer en vibration et voler en éclats pour dévoiler leur face cachée. Préférant comme Raymond Federman “l’irrationalité ludique de l’homme à sa rationalité bien-pensante”, Alessandro Mercuri soumet, dans le prolongement de son précédent essai Kafka Cola, notre société au principe de non contradiction, dans la droite ligne de Protagoras, le père de la dialectique, qui considère qu’il existe “sur chaque chose, deux discours possibles et contradictoires”.
Romain Verger in Membrane


Pour tous les lecteurs qui, comme moi, aiment les textes (romans ou autres) qui explorent notre monde post-moderne dans une recherche formelle intéressante et originale, la lecture de Peeping Tom, d’Alessandro Mercuri, ne peut être que réjouissante et stimulante. (...) Peeping Tom est tout à la fois une archéologie errante du concept et des manifestations de l’imposture, une suite de divagations sur des sujets aussi variés que les Happy Tree Friends, Piero della Francesca, Schopenhauer et Hegel, une recueil d’essais comiques et mordants. (...) La plus grande réussite de ce texte est d’avoir fait de ce rêve, de ce reste d’un monde ancien une modalité de l’analyse de nos temps présents, et force est de constater que les collisions d’image d’Alessandro Mercuri sonnent juste, visent juste, et nous donnent, comme des résumés de mythes modernes, à méditer et à penser.
Clément Ribes in L'Hermite critique


On valse avec plaisir au milieu de ces miscellanées précieuses, qui donnent l'impression de manipuler un traité de philo comme on feuillette un magazine. On picore, on savoure, et on finit par se rendre compte de la puissance cachée de ces textes qui préfèrent questionner : aller fouiller derrière les apparence, faire s'effondrer quelques vérités premières, et mettre à jour une "philosophie parallèle", plus visuelle que littéraire, qui prendrait en compte le flot ininterrompu des images et des informations généré par notre civilisation, comme si Deleuze était de retour à l'ère du 2.0. Aussi drôle que futé, aussi troublant (le très beau chapitre sur Mandrake) que futile, un livre étrange et nécessaire.
Fabrice Andrivon in Shangols


"Il n’est pas nouveau de faire copuler culture savante et populaire, pseudo-sciences et vrais savoirs, culture pop et auteurs classiques. Le ton de Mercuri, en revanche, est nouveau. Ni Gonzo, ni universitaire, ni quoi que ce soit de pédant, son écriture fructifie dans l’ironie, une ironie qui laisse une chance à son sujet et lui donne la préciosité d’une révélation conceptuelle inédite."
Jean-Noël Orengo in D-Fiction


Après l'étonnant "Kafka Cola" en 2008, Alessandro Mercuri est de retour avec Peeping Tom. « Peeping Tom », Tom le voyeur, est celui qui osa regarder Lady Godiva passer nue sur son cheval et eut pour cela les yeux brûlés. « L’aveuglement , est-il écrit en quatrième de couverture, est le prix à payer quand on voit ce qui ne doit pas être vu. » (…) Alessandro Mercuri, lui, montre que la frontière entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal est floue et que la fiction devance bien souvent la réalité. Illustré par des œuvres d’art, des photographies, des articles de journaux…, « Peeping Tom » est un livre souvent passionnant, un bel état des lieux de notre monde.
Eric Bonnargent in Le Magazine des Livres, sept. / oct. 2011


"Dans le très bel essai d’Alessandro Mercuri, si l’on brûle les yeux de Tom, c’est parce qu’il y a des vérités qui ne doivent pas être vues. Entre rêve et réalité faite d’apparences, lumière et ténèbres, toute l’histoire de la culture Occidentale, qu’elle soit philosophique, littéraire, cinématographique, religieuse, scientifique, politique, est celle d’une humanité qui, ne pouvant faire face à une réalité donnée, s’est évertuée à la transformer, la transcender, la réinventer par le matériau du rêve, de la fiction, et des grandes cathédrales idéologiques, philosophiques et religieuses."
Marc Alpozzo in Le Magazine des Livres, nov. / déc. 2011


"Entre enchantement et hypnose, addiction et éblouissement, illusion et mystification, métaphores et effets spéciaux, la civilisation de l’image flirtant dangereusement avec celle du paraître se déploie avec violence et sadisme, perversité et causticité dans un décor factice de luxe, de merveilles et d’inquiétante étrangeté. Alessandro Mercuri nous en propose une visite guidée facétieuse, intrigante et très personnelle ! "
Nathalie Goldgrab in La Ruelle bleue


"C’est d’ailleurs de ce curieux mélange de liens (fictionnels, réels) que naissent tout le charme de l’ouvrage et sa profondeur. Avec Peeping Tom, Alessandro Mercuri nous propose donc une réflexion aussi ardue que stimulante sur l’art de la fiction… mais aussi celui de faire de la philosophie aujourd’hui."
Julie Proust Tanguy in De Litteris


"Peeping Tom n’est pas qu’une succession de réflexions sur des thèmes aussi variés que le sophisme, la construction de barrages par des castors, la représentation de la résurrection du Christ, les cartoons, Superman, la pornographie, le Roi Soleil ou encore Mandrake. Non, cet ouvrage est avant tout une réflexion globale sur la dualité entre le vrai et le faux, la vérité et le mensonge et donc sur la réalité et l’illusion."
Yohann Nivollet in Culturopoing


"Dans l'un des textes intitulé "Turkish Delight", qui a pour sujet la mise en parallèle du sommeil profond du soleil sous le règne de Louis XIV, le Roi Soleil, avec une panne électrique en 1965 et la naissance d'un agneau à visage humain qui a eu lieu en 2010 en Turquie (...), l'auteur crée une chaine rhyzomique, il tisse tout un ensemble de liens qui me paraissant extrêmement stimulant intellectuellement et qui nous entraine vers une forme de fascination."
Nikola Delescluse in Paludes - Radio Campus Lille


"Cet objet surréaliste est un recueil d'essais qui dissèque savamment et patiemment avec le scalpel de l'ironie les fétiches les plus variés de notre civilisation occidentale et ce sans distinction de genre ni de classe. (...) Heureux l'oeil voyeur d'Alessandro Mercuri qui comme Ulysse va partout y compris là où on ne l'attend pas. Sans pudeur intellectuelle ou moralisatrice, il se ballade, élucubre et divague. Derrière le propos critique et acide, on prend bien du plaisir à cet imaginaire farfelu ponctué de références littéro-philosophico-intellectuello-artistiques mais jamais pédantes."
Adélie Pojzman-Pontay in Livres et vous - Radio Campus Paris

  
Voilà un ouvrage étrange. Etrange n’est peut-être pas le mot qui convient le mieux, mais le premier qui vient à l’esprit quand on se retrouve devant ce livre qui ne ressemble à nul autre. (...) Alessandro Mercuri ose et réussit le grand écart. Il traite des sujets sérieux avec légèreté et des sujets légers avec sérieux. Il ne se prend pas au sérieux, et cela lui permet d’être d’autant plus incisif et pertinent. Mais il nous en apprend aussi beaucoup.
Yann Suty in La Cause Littéraire

  
Il ne s’agit pas de relire la pop culture à l’aune d’une supra-thèse globalisante, d’en extirper au forceps une fausse synthèse avec le manuel de la Tradition primordiale sous le bras, c’est-à-dire retomber dans un dogmatisme stérile et déjà mort. Au contraire, chercher au sein de l’armature dogmatique des espaces vides que l’on puisse encore s’approprier pour y faire naître sa propre parole. Vous aurez donc compris que Peeping Tom n’est pas un roman à thèse, ni un essai dogmatique. C’est une lecture et une appropriation.
Sigismund Benway in Gonzai


Une série d'essais-fictions qui mêlent photos-montages, réflexions philosophiques poivrées et un sérieux goût du jeu.
Frédéric Fiolof in La marche aux pages